L’insécurité dans certaines régions du Cameroun, notamment l’Extrême-nord, le Nord-ouest et le Sud-ouest n’a pas freiné la matérialisation des engagements du président de la République en matière de construction des infrastructures routières. Les dispositifs d’appui sécuritaire instruit par le Chef de l’Etat, permettent désormais à l’Etat de braver les épreuves pour faire passer la route et de contribuer ainsi au bien-être des populations.
16 mai 2014, la base-vie d’une entreprise, abritant 52 ouvriers en charge de la construction de la route Mora-Dabanga-Kousseri est attaquée, mettant ainsi en péril, la réalisation d’un projet stratégique. En 2018, les travaux de construction de la route Kumba-Ekondo Titi dans le Sud-ouest sont interrompus, en raison de l’attaque de l’entreprise en charge des travaux. Août 2018, des engins d’une entreprise sont brûlés par des hors la loi à Mile 17 dans la région du Nord-ouest, paralysant la reconstruction d’une route emblématique, Babadjou-Bamenda. Le tableau n’est pas exhaustif et qui constitue l’impact de l’insécurité dans la réalisation des projets routiers. Pour faire face à cette contrainte dont la conséquence est la dégradation accentuée des axes routiers, une mesure d’envergure a été instruite par le Chef de l’Etat, la mise en place des dispositifs sécuritaire d’appui à la réalisation des travaux routiers. Derrière ce cadre qui accompagne désormais la réalisation des travaux, se trouvent des régions militaires mobilisées, de milliers de militaires imprégnés du droit humanitaire et du respect des droits des personnes, des moyens logistiques, qui accompagnent les entreprises au quotidien dans l’exécution des travaux. A ce titre, les travaux de reconstruction de la route Babadjou-Bamenda ont été exécutés avec l’appui d’un dispositif de sécurité qui a permis aux équipes de se mouvoir le long de l’itinéraire, mais aussi, d’échanger avec des assaillants, dans le but de libérer les emprises pour l’exécution des travaux. Le même dispositif permet actuellement aux équipes de réaliser les prestations liées à la construction de la traversée urbaine de la ville de Bamenda. Pour ce qui est de la reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri, le démarrage des travaux a été précédé par la mobilisation des hommes, la formation des militaires au droit humanitaire et le renforcement de leurs capacités et connaissances en matière de respect des droits de l’homme, ce dans le but de mieux protéger les riverains et assurer le bon déroulement des travaux. Sur le site de construction de la route Kumba-Ekondo Titi, une agence d’exécution a été déployée, au regard des défis sécuritaires. Le Bataillon d’Intervention Rapide assure ainsi l’exécution des travaux, faisant face à un contexte sécuritaire complexe.
Il est important de relever que la mise en place de ce dispositif, au regard des moyens et des enjeux, renchérit le coût de construction des infrastructures en zone de sécurité fragile. En effet, la mesure prise par le Chef de l’Etat est suivie d’un engagement du trésor public important, qui impact sur le coût global des travaux.
0 commentaire(s)
Laissez un commentaire
Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs obligatoires
Français
English