Le Ministre des Travaux Publics a présidé une importante séance d’orientation et de renforcement des capacités à l’intention des Délégués régionaux de son département ministériel. Objectif : améliorer la gestion, le suivi et la planification des infrastructures routières sur l’ensemble du territoire camerounais.
Au cœur de cette rencontre, trois axes stratégiques ont guidé les échanges : l’amélioration du réseau routier existant, l’accélération des projets de construction et de réhabilitation, ainsi que l’optimisation des mécanismes de suivi des chantiers en cours. Ces orientations s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30).
À ce titre, le Directeur Général des Études Techniques a présenté les ambitions du ministère : bitumer 6 000 km de nouvelles routes et réhabiliter 3 000 km de linéaire existant d’ici 2030. Les progrès réalisés à fin 2024, avec 2 077 km de routes bitumées et 832 km réhabilitées, traduisent l’engagement constant du MINTP dans ce sens.
Parmi les outils de planification mis en exergue figurent :
- le Programme Infrastructurel de Connectivité par la Route (PICR), visant à désenclaver les localités et à renforcer les liaisons régionales et transfrontalières ;
- la Stratégie Infrastructurelle de Réduction des Disparités (SIRD), qui cible les zones les moins dotées en infrastructures.
Les critères de priorisation des projets ont été clairement définis : finalisation des chantiers en cours, désenclavement des bassins de production, sécurisation des points critiques du réseau et gestion durable des routes en terre.
Les Délégués régionaux ont été appelés à finaliser, avant le 8 août 2025, leurs propositions pour le programme 2026, en incluant un état des lieux des contrats en cours, les besoins prioritaires en cantonnage, signalisation et innovations pour les routes rurales.
En clôture, plusieurs recommandations leur ont été formulées :
- restaurer les barrières de pluie existantes ;
- respecter l’enchaînement des tâches selon la stratégie nationale d’entretien des routes en terre ;
- adresser une lettre circulaire aux autorités administratives pour rappeler leur rôle dans la régulation des barrières de pluie ;
- veiller au respect du calendrier des réunions de lancement de projets dans les zones impactées.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche de renforcement permanent des compétences des acteurs locaux, afin de garantir une gestion plus efficiente et durable du réseau routier national.
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