Samuel Eto'o Fils, un patriote d'un autre genre !
Les équipes nationales africaines étaient jadis entraînées par les coachs blancs. Le mythe de la peau blanche dominait le mental des africains même dans le football; ce sport très populaire né en Angleterre nous dit-on; voilà pourquoi, pour se qualifier ou gagner une compétition, c'était l'affaire des coachs blancs. Les joueurs quoique noirs, ne pouvaient pas.
Au Cameroun en particulier, le régime alimentaire de la FECAFOOT pour gagner ou qualifier les lions indomptables était confié aux colonisateurs.
La tendance se renverse totalement grâce à l'arrivée de Samuel Eto'o à la tête de la FECAFOOT.
Arrivé sans une véritable expérience à la tête de l'équipe nationale du Cameroun, le manageur sélectionneur Rigobert SONG BAHANAG a déjà qualifié les lions indomptables à deux reprises de la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations et à une coupe du monde. Lors de la conférence de presse d'après match qui opposait le Cameroun au Burundi 3-0 en faveur des lions indomptables, Rigobert SONG BAHANAG affirme : "Ça n'a pas été facile mais on l'a fait. Je remercie les joueurs qui ont mouillé le maillot....Je n'ai pas encore atteint le niveau qu'il faut, il faut être humble, c'est à force de forger qu'on devient forgeron"
Que peut-on dire face à ces performances des entraîneurs noirs?
Plusieurs fédérations de football africaines ont compris et des coachs noirs ont fait des exploits à l'exemple de Stephen Keshi en 2013, il remporte la Coupe d’Afrique des Nations avec le Nigeria, Hassan Shehata avec l'Egypte a remporté trois coupes d’Afrique 2006, 2008 et 2010, Aliou Cissé, le premier entraîneur noir ancien joueur des lions de la Teranga qui a conduit le Sénégal à son premier titre de champion d'Afrique en 2022.
Les fédérations de football africaines doivent faire confiance à leurs frères, après avoir fait les mêmes écoles de formation des entraîneurs en Europe, après avoir joué au même niveau de football en Europe, le continent africain doit sortir du complexe d'infériorité et confier les équipes nationales aux africains.
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