L’Aéroport International de Yaoundé-Nsimalen a accueilli ce jour un vaste exercice général du Plan d’Urgence, baptisé « CROSS OVER 2 », destiné à évaluer la capacité de la plateforme à répondre efficacement aux situations de crise majeures. Cette simulation de grande envergure, conduite par Aéroports Du Cameroun (ADC SA), s’inscrit dans la mise en œuvre des exigences du Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile (PNSAC) et des normes internationales de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
Un dispositif de crise entièrement testé
L’exercice visait principalement à tester :
- l’efficacité du Plan d’Urgence de l’aéroport,
- la coordination entre les différentes administrations impliquées,
- la capacité de réaction des équipes face à plusieurs situations critiques simultanées.
Les participants n’avaient pas connaissance préalable du scénario, afin de garantir une réaction réaliste et spontanée le jour de l’exercice.
Un scénario extrême pour éprouver la résilience de la plateforme
Le scénario imaginé reproduisait une crise multidimensionnelle :
- mouvement de grève violent d’une partie du personnel revendiquant de meilleures conditions de travail ;
- prises d’otages d’usagers et menaces d’incendie contre des zones sensibles (terminal passagers, fret, dépôt pétrolier) ;
- urgence sanitaire liée à des passagers présentant des signes de contamination à un virus mortel, le MPOX ;
- urgence aérienne, un vol commercial signalant un problème à bord ;
- alerte à la bombe reçue par le standard de l’aéroport.
Face à l’escalade de la situation, les forces de sécurité – police, gendarmerie, sapeurs-pompiers, unités spécialisées – ont été mobilisées sous la coordination du Commandant des Opérations de Crise. L’intervention autorisée par le Gouverneur de la Région du Centre a permis de neutraliser les grévistes violents et de rétablir l’ordre sur la plateforme.
Une large mobilisation institutionnelle
L’exercice a réuni l’ensemble des acteurs nationaux impliqués dans la sûreté aéroportuaire, notamment :
- le ministère des Transports,
- la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN),
- le ministère de la Défense,
- le Corps National des Sapeurs-Pompiers,
- la Gendarmerie Nationale,
- le ministère de la Santé Publique,
- le ministère de l’Administration Territoriale,
- le ministère de la Communication,
- le ministère des Postes et Télécommunications,
- le ministère des Finances,
- la Direction Générale des Douanes,
- l’ASECNA,
- la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA),
- ainsi que la société ADC SA, maître d’ouvrage du projet.
Un aéroport certifié internationalement
Cet exercice grandeur nature fait suite aux précédentes simulations de 2018, 2019 et 2021, ainsi qu’aux exercices partiels SLIDE ONE et IROKO 4, destinés à tester différents volets du Plan d’Urgence.
Grâce à cette démarche progressive, l’Aéroport International de Yaoundé-Nsimalen a obtenu en juin 2022 son premier certificat d’aérodrome de classe A, reconnaissant sa capacité à faire face à tout type de crise.
Un engagement continu pour la sécurité aérienne
À travers « CROSS OVER 2 », ADC SA confirme son engagement à maintenir les standards internationaux de sûreté et de sécurité aérienne. L’exercice a permis de valider la capacité des équipes à gérer des crises complexes, tout en renforçant la coopération entre les différents acteurs institutionnels.
L’aéroport de Yaoundé-Nsimalen réaffirme ainsi sa préparation à garantir la sécurité des passagers, des opérations aériennes et des infrastructures, conformément aux prescriptions de l’OACI et des autorités nationales.
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