Face à la résurgence de cas signalés de supposés « vols de sexes » dans plusieurs quartiers de la ville de Yaoundé, le préfet du département du Mfoundi, Jean-Claude Tsila, a tenu à réagir avec fermeté. Dans une communication officielle adressée à l'opinion publique, l’autorité administrative met en garde contre la manipulation, la rumeur et les dérives populaires susceptibles de troubler l’ordre public.

Selon le préfet, aucune preuve scientifique ou médicale n’a jusqu’ici confirmé l’existence d’un tel phénomène. « Il s’agit, dans la majorité des cas, de malentendus, d’hallucinations collectives ou de tentatives de règlement de comptes », a-t-il déclaré, appelant les populations à faire preuve de discernement, de calme et de responsabilité.
Le représentant de l’État dans le département du Mfoundi rappelle par ailleurs que toute tentative de justice populaire, d’agression ou d’incitation à la violence sur la base de ces accusations sera sévèrement sanctionnée conformément aux lois de la République. Des instructions ont été données aux forces de l’ordre pour renforcer la vigilance dans les zones sensibles et prévenir tout trouble à l’ordre public.
Des cas similaires avaient été observés par le passé dans d’autres villes du pays, provoquant des scènes de panique, des agressions et parfois même des lynchages sur des individus accusés sans preuve. Ces épisodes ont souvent été attribués à des phénomènes de psychose collective ou à des manipulations savamment orchestrées à des fins peu avouables.
Le préfet du Mfoundi appelle donc les leaders communautaires, les responsables religieux, les médias et les citoyens à jouer un rôle apaisant et à ne pas relayer de fausses informations qui pourraient amplifier l’anxiété au sein de la population.
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