La deuxième journée de la revue des projets routiers, présidée ce 3 septembre 2025 par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a mis un accent particulier sur l’avancement des travaux de réhabilitation de la route Mora–Tchakamari (22 km), un des projets d'importance capitale pour la Région de l’Extrême-Nord.
Réalisés par l’entreprise SOTCOCOG S.A., sous la supervision technique du groupement Alpha Consult/ACE, ces travaux s’étendent du PK 03+000 au PK 25+000 pour un coût global de 14,62 milliards de FCFA TTC, financés conjointement par l’Association internationale de développement(IDA)et la République du Cameroun. Démarrés le 1er mars 2024, ils sont prévus pour durer 19 mois, y compris 4 mois de prolongation, avec une garantie de 12 mois. À ce jour, l’avancement physique est de 60,47 %, tandis que la consommation des délais atteint 94,11 %, pour un taux de facturation de 62,51 %.
Au-delà de cette section, le Ministre a rappelé que ce projet constitue la première étape d’un vaste programme de 178 km répartis en quatre lots devant relier Tchakamari à Kousséri. Les marchés correspondants, approuvés par la Banque mondiale, entreront en vigueur dès octobre 2025. Les entreprises adjudicataires, dont les groupements SOMAF/METAG INSAAT, AA HATLAD/JFA Construction, ZHONGLIN International Construction, ainsi que SOTCOCOG/ STAPORT/SNCE, ont été invitées à soumettre sans délai leurs plannings de mobilisation pour le traitement prioritaire des points critiques identifiés sur leurs lots respectifs conforment aux closes contractuelles.
Le Ministre des Travaux Publics aen outre insisté sur la nécessité pour les entreprises de mobiliser effectivement les moyens financiers et logistiques déclarés dans leurs offres, afin de garantir la livraison des travaux dans les délais convenus.
Pour les populations de l’Extrême-Nord, l’achèvement de la route Mora–Tchakamari représente une attente forte. Cette infrastructure facilitera les échanges commerciaux, améliorera la circulation des personnes et des biens, et renforcera la sécurité dans une zone frontalière sensible. En donnant une impulsion nouvelle à ce projet, le gouvernement réaffirme sa volonté de désenclaver durablement la région et d’accompagner son développement socio-économique.
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