Pendant dix jours, la capitale camerounaise a été le théâtre d’une formation de haut niveau consacrée à la qualité des vaccins vétérinaires, rassemblant des experts venus de plusieurs pays africains.
Organisé conjointement par l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA), l’Union africaine, et le gouvernement camerounais à travers le Laboratoire national vétérinaire (LANAVET), cet atelier technique visait à renforcer les capacités du continent africain dans la prévention et le contrôle des maladies animales transfrontalières, qui menacent à la fois les économies rurales et la sécurité alimentaire.
Une réponse scientifique aux enjeux sanitaires du bétail
Au cours de la formation, les participants ont été outillés sur les normes de production, de conservation, d’évaluation et de traçabilité des vaccins vétérinaires, avec un accent particulier sur les maladies animales à potentiel épidémique élevé telles que la peste bovine, la fièvre aphteuse ou la peste des petits ruminants.
Cette initiative s’inscrit dans un effort global pour harmoniser les pratiques vétérinaires en Afrique, améliorer la surveillance sanitaire et limiter les pertes économiques dues aux épizooties.
Le Cameroun, un hub régional en santé animale
Le choix du Cameroun, et notamment de Yaoundé, comme cadre de cette session de renforcement des capacités n’est pas anodin. Grâce à l’expertise croissante du LANAVET, le pays s’impose comme un acteur central dans le domaine de la recherche et du contrôle vétérinaire en Afrique centrale et de l’Ouest.
Les organisateurs ont salué l’engagement du gouvernement camerounais à promouvoir la santé animale comme levier de développement rural et de souveraineté alimentaire.
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