Aux ouailles de se ranger, et pour chacune et chacun le soin de savoir lire l’heure, puis surtout, de savoir, vouloir et pouvoir adapter ou ajuster ses humeurs et ambitions. Le Cameroun est et reste le Cameroun. De même, le pouvoir est et demeure le pouvoir dans toutes les civilisations et pratiques de gouvernance à travers le monde et à travers les temps.
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Comme si le temps s’était arrêté, suspendu à un seul événement et au geste d’un souverain plus que jamais valorisé, déifié, vénéré et élevé au rang de véritable extraterrestre au-dessus de toutes les croyances et valeurs, le Cameroun aura attendu, les cœurs haletants et les esprits figés dans une logique de doutes et de mille incertitudes, ce 31 décembre 2024. Contrairement à la fameuse et très populaire chanson selon laquelle « on n’attends l’enfant et l’enfant ne vient pas », le président camerounais, Paul BIYA, quant à lui, est bel et bien venu, sacrifiant à un rituel mécanique et annuel, commun à presque tous les souverains de la planète.
En fait, ceux qui se sont arrogés la palme d’or avec fanfaronnades, pantouflardes et prétentions de maîtrise de la science du politique local, avaient construit tellement de défis imaginaires et de scénarios les uns plus lugubres ou plus morbides que les autres, que la nation avait perdu autant son souffle que sa raison existentielle primaire.
Terminées donc, les spéculations. Le maître de l’horloge et des forges a parlé, il a parlé et il a dit exactement ce que certains ne voulaient pas entendre ou n’espéraient pas entendre, mais il a dit ce que d’autres voulaient entendre et souhaitaient entendre. Dorénavant à chacun et à chacune son calendrier et ses stratégies, avec l’obligation, l’intelligence et la sagesse de comprendre et de bien se ranger à sa juste place, face aux réalités de l’expression et de la manifestation du pouvoir, le pouvoir, le pouvoir dans sa sublime, totale et magnifique discrétion. Avez-vous entendu Macron qui reconnaît avoir plutôt divisé, fracturé et compliqué la France au lieu de la guérir de ses maux ? C’est tant pis, il est le président et il marché sur les us et coutumes constitutionnelles de la France. Avez-vous entendu Trump jurer de chasser tous ses opposants de l’administration fédérale ? Avez-vous vu Eyadema décider de mettre fin à l’élection du président de la république par le suffrage universel pour confier cette prérogative à l’assemblée nationale qu’il contrôle ? Avez-vous vu le président chinois changer la règle de deux mandats pour se donner toute la latitude de mourir au trône ? C’est cela le pouvoir et les prérogatives du pouvoir, la discrétion et la souveraineté du pouvoir. C’est cela la vraie science de la politique et l’intelligence fondamentale du détenteur du pouvoir.
Combien de fois l’ai-je dit, redit et répété ? Comprendre la logique du pouvoir et des prérogatives du pouvoir, c’est d’abord comprendre le détenteur du pouvoir et le connaître, comprendre le contexte du pouvoir et la logique du temps du pouvoir. Ceux qui se pressent trop et ouvertement pour le pouvoir en ignorant cette leçon bien plus banale que complexe, n’y arrivent jamais, et ceux qui parlent trop du pouvoir en se tenant trop éloignés des réalités et des subtilités du pouvoir, se trompent toujours sur les chemins du pouvoir.
Paul Biya a parlé. Le reste appartient à des futilités infantiles sans intérêt.
1 commentaire(s)
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Nana Tchouando – 5 janvier 2025 10:14
La conservation du pouvoir à tous les prix et au détriment de la SÉCURITÉ NATIONALE?(elle est une notion englobante). Mais seulement, s'il lui arrivait de partir dès l'entame d'un mandat de trop, qu'adviendrait-il de la situation sociopolitique au regard du contexte actuel? Un mélange de boulimie, de frustrations et de démonstration pourrait créer un climat indésirable. À un moment donné, le ralliement à un seul chant de 🐓 devient perpétuel et ne favorise pas à libérer des énergies et faire valoir des talents . Non, je pense qu'il nous importe de se poser la question suivante, quelles missions voulons nous trahir ?