Le Parlement camerounais, réuni en congrès au Palais des Congrès de Yaoundé, a adopté ce samedi une révision constitutionnelle instituant officiellement le poste de vice-président de la République.
Le texte, présenté comme une réforme majeure visant à renforcer la stabilité institutionnelle et la continuité de l’État, a été voté à une large majorité par les députés et sénateurs. Selon les résultats officiels, plus de 200 parlementaires ont voté en faveur du projet, contre une minorité d’opposants et quelques abstentions.
Une réforme constitutionnelle significative
La nouvelle disposition introduite dans la Constitution prévoit que le vice-président sera nommé et révoqué par le président de la République. En cas de vacance du pouvoir pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif du chef de l’État, le vice-président assurera automatiquement la continuité du mandat présidentiel jusqu’à son terme.
Pour le gouvernement, cette réforme vise à prévenir toute instabilité institutionnelle et à garantir une transition fluide en cas de circonstances exceptionnelles. Elle marque également le retour d’un poste supprimé depuis plusieurs décennies dans l’architecture institutionnelle du pays.
Réactions contrastées
Si la majorité parlementaire salue une avancée pour la stabilité politique, plusieurs partis de l’opposition ont exprimé des réserves. Certains élus ont dénoncé un mécanisme de nomination qui, selon eux, concentre davantage de pouvoir entre les mains du chef de l’État. Des députés ont également évoqué des préoccupations quant à l’équilibre démocratique et au processus d’adoption du texte.
Malgré ces critiques, la loi a franchi l’étape parlementaire et attend désormais sa promulgation par le président de la République pour entrer officiellement en vigueur.
Un tournant institutionnel
L’instauration du poste de vice-président constitue un tournant important dans l’évolution des institutions camerounaises. Elle ouvre une nouvelle phase dans l’organisation du pouvoir exécutif, dont les implications politiques seront scrutées de près tant au niveau national qu’international.
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