Cri d’alerte sur la maltraitance généralisée des femmes dans notre pays
______________
La fête, certainement pas. La réflexion, la compassion, la solidarité et l’autocritique, oui.La situation est trop triste pour être rappelée et quasiment dramatique pour rester indifférent. Quel que soit l’âge, le statut social, la compétence, la qualification, la religion ou le mérite particulier, la femme camerounaise vit sous la brutalité et la bestialité des hommes, leurs compagnons, leurs époux, leurs copains, amis, camarades ou frères. Certaines scènes horribles continuent de marquer l’actualité, et des cas de meurtre flagrants en plein jour au vu et au su du grand public sont courants.Les mots forts manquent pour dépeindre la situation, et la vie de certaines femmes dépasse dorénavant l’enfer. Les belles, élégantes et impressionnantes femmes que l’on côtoie parfois dans la journée, ne vivent pas, mais survivent, supportent et meurent à petit feu. Il est devenu courant d’entendre ces brutes d’hommes sanguinaires et obscurantistes, se vanter d’avoir torturé ou défiguré une femme, puis déclarer « que si elles veulent, elles n’ont qu’à aller se plaindre n’importe où, même au ciel ». Ce sont des criminels sans nom, sans foi ni loi, sans âme ni pitié ni image d’être humain.La plupart des hommes font à leur tête, vont où ils veulent et rentrent au domicile familiale quand bon leur semble. Mais pour un oui ou pour un nom, pour un soupçon souvent de simple jalousie, la femme risque sa vie, et la société observe. Les services de sécurité, commissariats et gendarmeries sont complaisants, et trop de femmes qui s’y rendent sont humiliées, ridiculisées par d’autres tortionnaires. Face à tout cela, les procédures judiciaires traînent, durent, pendant que la femme et les enfants vivent l’enfer du doute et de la torture. De plus en plus de femmes sont seules, et il est déjà possible de soutenir, que près d’une femme entre 18 et 35 ans élève toute seule un voire deux enfants, les géniteurs irresponsables étant en vadrouille, encouragés par le laxisme des pouvoirs publics et la complicité passive de l’opinion, des familles aussi.Ministère de la promotion de femme, c’est beau à entendre, mais c’est juste le nom ronflant. On ne fait vraiment rien là-bas, et une femme en détresse le sera encore mieux en s’y rendant. J’ai personnellement interpellé la ministre sur plus d’un cas, en vain, et me suis rendu dans certaines délégations départementales ou régionales sur le terrain pour des cas, mais pour voir le miracle de l’irresponsabilité, du manque de sensibilité et de professionnalisme.Malgré tous les discours sur la modernité et malgré des efforts réels et visibles d’intégration et d’implication des femmes dans tous les pans de la société civile, de l’Etat et de la responsabilité politique et administrative, la femme camerounaise demeure majoritairement otage des voyous e des salauds barbares, insensibles et stanniques. De la Bayam sellam au Colonel et commissaire divisionnaire en passant par la magistrate, la professeur d’université et la médecin jusqu’à l’avocate et la directrice d’administration centrale, c’est la même humiliation, la même torture. Nombre d’entre elles ont même honte de dire la vérité sur leur drame. Triste, triste, triste vraiment. La violence contre les femmes est une pandémie pire qe le SIDA et le COVID mélangé.QUE FAIRE ? Il est urgent de créer des comités de veille contre la violence faites aux femmes dans chaque quartier. Les femmes doivent elles-mêmes prendre cette initiative partout et tenir on avant de solliciter des hommes volontaires.Il est temps de se lever, de lancer un véritable cri d’alerte./.
0 commentaire(s)
Laissez un commentaire
Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs obligatoires
Français
English