La réhabilitation de la section routière Magada–Guidiguis, longue de 68,3 km sur la Nationale 12 dans la région de l’Extrême-Nord, connaît un début de chantier difficile. En cause : les retards accumulés par le groupement d’entreprises SINOHYDRO/STECOL, en charge des travaux.
Face à une mobilisation jugée insuffisante et à l’inexécution de plusieurs recommandations techniques, le maître d’ouvrage a adressé un Ordre de Service à caractère de mise en demeure au groupement, le 4 juin 2024. Ce document impose un délai de 21 jours pour se conformer à un ensemble de prescriptions essentielles à l’accélération du chantier.
Parmi les exigences formulées figurent notamment la mobilisation rapide du personnel et du matériel sur le site, ainsi que la finalisation des bases vie. En réponse, l’entreprise a entamé des efforts de remobilisation pour éviter des sanctions contractuelles.
À ce jour, le taux d’exécution physique des travaux est estimé à seulement 1,11 %, signe d’un retard préoccupant. Par ailleurs, la mission de contrôle technique n’a pas encore pris pleinement position sur le terrain.
Ce projet, d’un coût global de 40,43 milliards de FCFA TTC, bénéficie du financement conjoint de l’Union européenne, de la Banque africaine de développement et de l’État du Cameroun. Il est censé améliorer la connectivité dans l’Extrême-Nord, une région stratégique pour le désenclavement et le développement local.
Mais pour cela, encore faut-il que les travaux démarrent effectivement.
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